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« Mais je ne sais même pas dessiner un bonhomme en fil de fer ! » (Pourquoi l’art-thérapie s’en fiche royalement)

« Mais je ne sais même pas dessiner un bonhomme en fil de fer ! » (Pourquoi l’art-thérapie s’en fiche royalement) - Lovely Colors

« Je ne sais pas dessiner, donc l’art-thérapie, très peu pour moi. » Si cette phrase vous a déjà traversé l'esprit, rassurez-vous : vous faites partie des 95 % de la population qui s'interdisent de tester pour cette exacte raison.

On a cette idée reçue tenace que pour faire du bien à son esprit avec des couleurs, il faut obligatoirement avoir un coup de pinceau digne des Beaux-Arts ou exposer en galerie. Du coup, on se bloque, on n'ose pas, et on passe à côté d'un super outil de déconnexion.

Spoiler : l'art-thérapie n'a absolument rien à voir avec le talent ou le résultat visuel.

Ce que votre cerveau fabrique pendant que vous coloriez

D'un point de vue purement neurologique, votre cerveau se moque complètement que votre dessin ressemble à un chef-d’œuvre ou au gribouillage d'un enfant de cinq ans. Ce qui l'intéresse, c'est l'action de créer.

Quand vous appliquez de la couleur sur du papier, vous activez le circuit de la récompense. Le cerveau sécrète alors de la dopamine (l'hormone du plaisir immédiat et de la satisfaction). Que vous soyez en train de repeindre le plafond de la chapelle Sixtine ou simplement de remplir les cases d'un coloriage mystère, la décharge de bien-être est scientifiquement la même.

C'est la manipulation des pigments, le rythme du geste et la concentration douce qui calment le système nerveux. Pas la note esthétique que vous mettriez à votre œuvre à la fin.

Pourquoi la fameuse « page blanche » nous angoisse tant

Si on a du mal à se lancer, c'est souvent parce que la feuille vide flanque le vertige. Quand on est déjà fatigué ou stressé par sa journée, se retrouver devant un espace blanc avec l'injonction de « devoir inventer quelque chose » devient une corvée mentale de plus. On doit choisir un sujet, des proportions, une harmonie de couleurs... Bref, le cerveau se remet à bosser.

C'est là que le coloriage mystère ou le dessin guidé sauvent la mise.

Le cadre est déjà posé. Les lignes sont là pour vous protéger et vous guider. Vous n'avez pas à réinventer le monde, juste à suivre le chemin. C'est une structure hyper rassurante pour un esprit anxieux.

Et si vous utilisez des outils adaptés, la sécurité est totale. Contrairement aux feutres classiques qui s'estompent ou transpercent, l'acrylique est totalement opaque.

  • Vous débordez ?

  • Vous vous trompez de numéro dans une case ?

Pas de panique. Vous attendez deux minutes que l'encre sèche, vous repassez par-dessus avec la bonne couleur, et la gaffe disparaît. C’est un droit à l'erreur absolu, et c'est terriblement libérateur.

À vous de jouer (sans pression)

Vous l’aurez compris : vous n’avez besoin d'aucun diplôme ni d'aucune compétence technique pour vous faire du bien avec les couleurs.

La prochaine fois que vous ouvrirez un carnet de coloriage mystère, laissez vos complexes au placard. Installez-vous confortablement, attrapez vos feutres et accordez-vous 15 minutes de vraie pause, juste pour le plaisir de voir les cases se remplir et les couleurs s'assembler. Vous allez voir, votre cerveau va vous dire merci.